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Allergies alimentaires : ce qu’il faut savoir sur le sujet

Aujourd’hui, on estime qu’à peu près 4 % des adultes et 8 % des enfants ont des allergies alimentaires. Les profils se diversifient toujours plus en raison de l’évolution des modes de vie. On fait le point dans cet article sur le sujet et sur l’accompagnement proposé par la Sécurité Sociale.

Une allergie alimentaire, qu’est-ce que c’est ?

Une réaction à un aliment est considérée comme allergique dès lors que le système immunitaire considère qu’une protéine alimentaire est une menace pour lui. Il réagit alors dans les 30 minutes après que l’aliment ait été consommé et de manière violente. La réaction allergique est réalisée par les anticorps IgE. Il faut savoir que certains produits sont considérés comme plus allergènes que d’autres, bien qu’ils puissent tous en être à l’origine. 6 % des nourrissons présenteraient des allergies alimentaires, bien qu’une partie disparaisse en grandissant, aux alentours de 5-7 ans. Les risques dépendront aussi de certains éléments, comme le fait d’avoir au sein de la famille des personnes asthmatiques ou présentant déjà des allergies relatives à certains aliments. 

Quelles allergies alimentaires sont les plus récurrentes chez les enfants ?

Afin de prévenir les allergies alimentaires, il est conseillé de diversifier au maximum les aliments proposés aux bébés entre l’âge de 4 et 6 mois. Chez les plus jeunes, certaines allergies sont plus récurrentes que d’autres. On retrouve parmi elles :

  • Le lactose, et plus particulièrement le lait de vache.
  • Le gluten.
  • Les œufs.
  • L’arachide.
  • Le poisson.
  • Le soja.
  • Les fruits de mer.

Bien sûr, d’autres produits peuvent donner lieu des allergies. Par exemple, le lait serait la plus fréquente et toucherait environ 2,5 % des plus jeunes. Au fil des années, elle disparaîtrait néanmoins pour 80 % d’entre eux. Et comme pour toute allergie alimentaire, il est important de savoir à quoi peuvent ressembler les symptômes.

Quels sont les symptômes laissant penser à une allergie alimentaire ?

Parmi les symptômes qu’il est possible d’observer lorsqu’une allergie alimentaire se déclenche, on retrouve notamment l’urticaire. La peau a alors tendance à rougir et à enfler, ce qui entraîne des démangeaisons. Il est aussi possible qu’une toux survienne ou que la voix change de tonalité et qu’une personne ait du mal à respirer. Dans tous les cas, si l’état se dégrade rapidement, mieux vaut appeler le 15. De cette façon, vous éviterez un choc anaphylactique à la personne sujette à l’allergie. Dans le cas contraire, mieux vaut ne plus manger l’aliment ayant entraîné la réaction. Attention cependant, certains aliments peuvent créer des symptômes proches de ceux d’une allergie. C’est parce qu’ils sont riches en tyramine ou en histamine. Cette dernière se retrouve dans de grandes quantités dans le fromage, le chocolat ou encore le poisson et les fraises.

Quid du diagnostic

Pour ce qui est du diagnostic, mieux vaut consulter un professionnel de la santé. Il vous examinera vous ou votre enfant et vous posera certaines questions qui lui permettront de poser des conclusions. Il est aussi possible qu’il prescrive une prise de sang, de façon à examiner les IgE. Ensuite, il pourra vous rediriger vers un allergologue, qui réalisera alors des tests cutanés pour déterminer d’où vient la potentielle allergie alimentaire. La réaction de la peau amènera à poser des conclusions. En fonction des résultats, l’aliment pourra être à retirer définitivement de l’alimentation. Dans certaines situations, notamment chez les plus jeunes, une désensibilisation peut être proposée par un professionnel de la santé. L’objectif restant alors de permettre à un individu de reconsommer sans risque un aliment. Bien évidemment, toutes ses consultations ont un coût et il est possible de s’interroger sur leur remboursement par la mutuelle santé ou l’Assurance Maladie.

Quelle prise en charge pour les allergies alimentaires ?

C’est seulement une fois qu’un diagnostic précis est posé qu’un remboursement peut être envisagé. Si l’allergologue consulté est conventionné de secteur 1, il faut savoir que la Sécurité Sociale interviendra à hauteur de 70 %. Les 30 % restants seront alors à charge de la complémentaire santé. Attention cependant, il est important de garder à l’esprit que pour le secteur 2, l’Assurance Maladie ne remboursera pas les dépassements d’honoraires. Pour ce qui est du traitement, il est pris en charge de manière conjointe par la Sécurité Sociale et la complémentaire santé, à la différence de celui qui relèverait de l’homéopathie. La désensibilisation, quant à elle, n’est couverte qu’à 70 % du tarif conventionné. Le reste à charge pourra néanmoins être remboursé dans le cas où elle serait comprise dans le contrat de la mutuelle santé. 

Le gluten, cas particulier

Alors que tous les aliments spécifiques ne sont pas forcément couverts, le gluten apparaît comme un cas à part. En effet, il reste pris en charge partiellement par l’Assurance Maladie depuis 2015 et la promulgation d’un décret. Une liste bien précise de produits sans gluten remboursés à hauteur de 60 % a été établie. Elle est visible directement sur le site de l’Assurance Maladie. Il faut enfin savoir que ces aliments sont signalés dans les magasins par une vignette LPP sur leur emballage.